Que peuvent représenter les aînés vivant en RPA au point de vue de l’économie québécoise?

Le Québec continue d’afficher le taux d’attraction le plus élevé au pays. En effet, 18,4 % des personnes âgées de 75 ans et plus vivent dans des résidences pour aînés en 2020. Le loyer moyen des places standards* était de 1 844 $ en 2020, alors qu’il était de 3 409 $ pour les places avec soins assidus.

*Places standards : place occupée par un résident qui reçoit un niveau standard de soins ou qui n’a pas à payer de frais supplémentaires pour recevoir des soins assidus.

Au Québec, il y a environ 100 000 places standards et 16 500 places avec soins assidus selon les données de 2020 de la SCHL. L’impact économique est de: 100 000 places x 1844 $/mois = 184 400 000 $ / mois et pour 1 an = 2 212 800 000 $. Vous avez bien lu, 2 milliards 212 millions 800 mille dollars pour les places standards. Pour les places en soins assidus, nous retrouvons 16 500 places x 3 409 $ = 56 248 500 $ / mois et pour 1 an= 674 982 000 $ et le surplus payé est de 16 500 places x (3409-844) = 42 322 500 $ et pour 1 an = 507 870 000 $.

Les aînés ont donc déboursé auprès des RPA au moins 2 212 800 000 $ + 674 982 000 $ = 2 887 782 000 $, soit près de trois milliards pour vivre dans des RPA. Peut-on dire que les aînés vivant en RPA ne sont pas importants pour l’économie du Québec?