UN REMBOURSEMENT DE 2 000$, POURQUOI PAS!

De plus en plus d’aînés font le choix de vivre en résidences privées pour aînés (RPA). Ils sont attirés par le milieu de vie, la sécurité, l’accès aux services permettant de prolonger le maintien à domicile, retardant d’autant, la prise en charge par l’État. Plus qu’un simple immeuble locatif, les RPA offrent, moyennant des frais substantiels, un certain nombre de services, variable d’une RPA à l’autre. Des services comme des mesures de sécurité, de l’aide domestique, de l’assistance personnelle, des loisirs, des repas, des soins ambulatoires, des soins infirmiers.

Les coûts de ces services ne sont pas toujours ventilés dans le bail. Il est alors difficile d’évaluer ce que leur absence peut représenter. Lorsque la COVID-19 a fait son apparition au Québec avec toutes ses mesures de distanciation et de confinement, les aînés vivant en RPA se sont retrouvés dans un milieu semblable aux immeubles locatifs ordinaires, bon nombres de services pour lesquels ils ont payés n’étaient plus disponibles. Pourtant, les propriétaires de RPA ont continué à prélever un plein loyer comme si l’ensemble des services étaient donnés. De plus, cette période de confinement nécessaire s’est traduite par une augmentation des sentiments de solitude, d’abandon, de découragement. Psychologiquement, les mesures de distanciation sociale ont eu des effets dévastateurs chez nos aînés.

Il n’est pas évident aux aînés floués de faire valoir leur droit. La seule procédure actuelle est le recours au tribunal administratif du logement (TAL), et ce, individuellement. Aucun recours collectif n’est possible. Pourtant les quelques 140 000 aînés vivant en RPA subissent le même préjudice. De nombreuses organisations, plus ou moins associées aux aînés vivant en RPA, se sont manifestées et ont demandé au gouvernement du Québec de prendre position. À ce jour c’est le silence total. Le gouvernement espère-t-il, avec le temps, que les aînés vont oublier? En laissant traîner les choses, les aînés vont-ils finalement abandonner? Ça, c’est sans compter sur la présence de l’ACROQ, spécifiquement fondée pour défendre les intérêts des aînés vivant en RPA et de nombreuses autres organisations préoccupées par le sort des aînés.

Nous invitons tous les aînés vivant en RPA, leurs proches aidants et leurs comités de résidents de se joindre à l’ACROQ et de faire front commun avec nos revendications. Rendez-vous sur le site web : https://acroq.ca et complétez le formulaire approprié. Plus nous serons de membres à nous informer mutuellement et à nous concerter, plus nous augmentons notre force. Ensemble, nous pouvons réclamer, au crépuscule de nos vies, une qualité de vie à la hauteur des coûts assumés. Même si actuellement les procédures doivent être individuelles, rien ne nous empêche de nous entraider et partager la façon de faire.

L’ACROQ va aussi être présente pour exprimer l’opinions des aînés vivant en RPA auprès des instances gouvernementales et réclamer des modifications législatives pour assurer une qualité de vie appropriée. L’ACROQ peut devenir les « yeux et les oreilles » du gouvernement afin de garantir une qualité de vie exemplaire pour nos aînés et prolonger le maintien à domicile.

Le dossier du remboursement des services non-rendus par les RPA est loin d’être enterré. Avec l’ACROQ et d’autres associations de défense des aînés, nous ferons valoir nos droits.